Une opération estimée à 55 milliards de dollars: le géant américain du jeu vidéo EA passe sous le contrôle d’un consortium d’investisseurs à majorité saoudienne
Le logo Electronic Arts affiché sur l'écran d'un ordinateur portable et la manette DualSense sont visibles (photo d'illustration) - Jakub Porzycki / NurPhoto
C’est désormais bouclé. Electronic Arts passe officiellement sous le contrôle d’un consortium d’investisseurs à majorité saoudienne. Le géant américain du jeu vidéo a été racheté par un trio composé du fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF), présidé par le prince héritier Mohammed ben Salmane, ainsi que des sociétés américaines Silver Lake Capital et Affinity Partners, dirigée par Jared Kushner, gendre de Donald Trump.
Annoncée en septembre 2025, l’opération a été rapidement validée par les régulateurs, obtenant notamment le feu vert des autorités américaines puis celui de la Commission européenne le 23 juillet. Un communiqué d’Electronic Arts, le 4 août, est venu clore ce processus. L’opération, estimée à 55 milliards de dollars, constitue la deuxième plus importante acquisition de l’histoire du secteur, derrière le rachat d’Activision Blizzard King par Microsoft pour 69 milliards.
Des performances irrégulières
Avec cette transaction, EA quitte le Nasdaq, 37 ans après son introduction en Bourse. Les actionnaires, eux, en sortent gagnants: ils recevront 210 dollars en numéraire par action, contre un cours d’environ 170 dollars avant l’annonce de l’OPA en septembre dernier. Mais, dans tout cela, les résultats d’Electronic Arts ne sont pas particulièrement brillants.
L’une des principales faiblesses vient de Battlefield 6. Malgré un lancement solide l’an dernier, le titre peine à maintenir l’engagement des joueurs, faisant naître des doutes sur sa capacité, face à la concurrence de Call of Duty, à générer des revenus durables via les achats intégrés et son modèle de live service.
Malgré ces incertitudes, le bénéfice trimestriel a presque doublé, atteignant 397 millions de dollars contre 201 millions un an plus tôt. L'entreprise californienne améliore ainsi sa rentabilité, en dépit d’une activité décevante en termes de ventes. L’éditeur mise désormais sur ses prochaines sorties: Star Wars Zero Company, Madden NFL 27 et EA Sports FC 27... pour relancer la dynamique.