"Ça va être difficile d'être face à ces élèves": à Paris, le lycée Vauquelin à la veille d'une rentrée sous tension après les dégradations subies lors du mouvement lycéen

BFM Julie Rozaire avec Sylvain Allemand
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À la veille de la rentrée scolaire, le lycée Vauquelin, à Paris, est partagé entre l'impatience de retrouver ses élèves et l'appréhension de voir la colère lycéenne reprendre. Lors d'un blocus, le 5 octobre dernier, sa porte avait été incendiée.

Sur la façade du lycée Vauquelin, quelques marques témoignent encore de l'incendie dont il a été victime. Le 5 octobre dernier, dans le cadre de la mobilisation lycéenne, une action de blocage est menée devant l'établissement du 13e arrondissement de Paris. Lors de ce blocus, plusieurs jeunes cagoulés brisent les vitres de la porte d'entrée et y mettent le feu.

À un jour de la rentrée, l'essentiel des dégâts est réparé. "Les vitres ont été remplacées et puis on a repeint pour qu'il y ait le moins de traces possible de ce qui s'est passé", relate auprès de BFMTV, Carole Zerbib, proviseure du lycée et membre du syndicat SNPDEN-UNSA.

Une trentaine d'heures de cours perdues

Presque un mois après cet événement, tout est prêt pour accueillir de nouveau les lycéens. "On les attend avec impatience et ça serait bien qu'ils reviennent au lycée", assure la proviseure en déambulant dans les couloirs de son établissement.

Au total, les élèves du lycée Vauquelin ont perdu une trentaine d'heures de cours. Si Carole Zerbib dit comprendre leurs revendications, elle est très choquée des violences qui ont eu lieu dans son établissement et se dit inquiète pour la rentrée.

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"Les dernières semaines ont été très difficiles. Nous avons été très exposés. On a parfois vécu des épisodes de violence extrêmes. Parfois, on a été face à des élèves qui ont pu nous viser avec des mortiers", déclare-t-elle à BFMTV avant d'ajouter, inquiète: "Cela va être difficile de se retrouver face à ces élèves".

Pour l'heure, le retour à la normale pour cette rentrée n'est pas gravé dans le marbre. Ce samedi, alors que la France vivait une nouvelle journée de mobilisation, l'Union syndicale lycéenne et l'Union étudiante ont appelé à bloquer lycées et universités mardi et jeudi prochains.