Ving-neuf gardes à vue, cinq comparutions immédiates... Après les violences du 17 octobre, quelles suites judiciaires à Rouen?
Un incendie s'est déclaré dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 octobre, vers 2h40, sur le campus de Mont-Saint-Aignan, qui appartient à l'Université de Rouen-Normandie - BFMTV
Ving-neuf personnes ont été placées en garde à vue suite aux incidents qui se sont produits samedi 17 octobre à Rouen. Cinq d'entre elles sont jugées ce lundi 19 octobre après-midi en comparution immédiate, notamment pour vol et violence contre des policiers.
La mobilisation du samedi 17 octobre a été marquée par de nombreuses scènes de pillages et de violences partout en France. Sébastien Lecornu a annoncé que 1200 interpellations ont eu lieu et 150 policiers et gendarmes ont été blessés.
À Rouen, en marge des manifestations prévues à 14h, plusieurs magasins ont été pillés et deux banques incendiées dans le centre-ville.
Les vitrines d'une compagnie d'assurance, d'un magasin de jeux vidéos ont été détruites à proximité du palais de justice et dans la rue Jeanne d'Arc, relevait France 3 Normandie.
Un membre des forces de l'ordre hospitalisé après avoir reçu un pavé sur la tête
Des violences ont également eu lieu à l'encontre de gendarmes et de policiers. L'un d'eux a été hospitalisé après avoir reçu un pavé sur la tête rue Jeanne-d'Arc.
Le parquet de Rouen dresse un premier bilan de cette journée et des suites judiciaires, sans prétendre encore à un bilan complet.
Un incendie s'est déclaré dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 octobre, vers 2h30, sur le campus de Mont-Saint-Aignan, qui appartient à l'Université de Rouen-Normandie. Une enquête de la police judiciaire a été ouverte et confiée au commissariat local pour déterminer l'origine du sinistre.
Samedi 17 octobre, dans l'après-midi et dans la soirée, des poubelles et un véhicule ont été incendiés au quartier de Puchot à Elbeuf. Le magasin Carrefour Market de Petit Quevilly a été braqué par des individus souhaitant "se restaurer" de retour du centre-ville.
Plus de 1.500 commerces ont été pillés et dégradés à travers la France ce week-end, selon la Fédération du commerce et de la distribution.
Cinq personnes jugées en comparution immédiate pour vols aggravés et violences
Parmi les vingt-neuf gardes à vue, on compte cinq mineurs. Huit personnes ont déjà été déférées.
Cinq sont jugées à partir de 13h30 ce lundi en comparution immédiate. Parmi les motifs retenus, la violence sur personne dépositaire de l'autorité publique, des vols aggravés ou encore la participation à un attroupement par une personne dissimulant son visage.
Une procédure a été classée sans suite, faute d'éléments de preuve suffisants. Les autres procédures ont donné lieu à des convocations dans quelques semaines ou se poursuivent encore.
À Rouen, plusieurs enquêtes sont par ailleurs lancées pour chercher à identifier d'autres potentiels auteurs de pillages et de violences.












