Dossiers - Page 4

Police-Justice
Xavier Dupont de Ligonnès

Affaire Dupont de Ligonnès

Politique
Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, le 1er septembre 2026

Xavier Bertrand

Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, a été candidat à l'élection présidentielle de 2022, et compte renouveler l'expérience en 2027. Sa première candidature n'avait pas passé le stade de la primaire des Républicains, pendant laquelle il a été battu par Éric Ciotti et Valérie Pécresse. C'est cette dernière qui a représenté le camp de la droite en 2022. Ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, ancien secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand a été réélu président des Hauts-de-France lors des élections régionales de 2021. Il se définit comme un "gaulliste social". D'abord agent général d'assurances pour le groupe Swiss Life, Xavier Bertrand commence sa carrière politique dans l'Aisne, où il devient conseiller général, puis député de la 2e circonscription, maire de Saint-Quentin de 2010 à 2016 et président de la communauté d'agglomération de 2014 à 2020. Ministre dans les gouvernements Villepin et Fillon, il conduit une réforme des retraites et instaure le "service minimum" voulu par Nicolas Sarkozy. Il fait aussi face à la polémique du Médiator, le médicament n'ayant été interdit qu'en 2009 et ayant fait environ 1.000 à 2.000 morts. Entendu comme témoin au procès du Médiator, Xavier Bertrand admet avoir une part de responsabilité et affirme n'avoir "jamais cherché à dissimuler les défaillances". Deux de ses conseillers au ministère de la Santé étaient aussi médecins pour les laboratoires Servier quand le remboursement du médicament a été maintenu en 2006, mais il affirme n'avoir jamais eu connaissance de ces liens de proximité.

Législatives
L'hémicycle de l'Assemblée nationale française, le 5 janvier 2022

Élections législatives 2022

Comme tous les cinq ans, de nouvelles élections législatives sont organisées: les Français sont appelés aux urnes pour renouveler les 577 députés qui siègent à l'Assemblée nationale. Le premier tour aura lieu le dimanche 12 juin 2022, avant le second tour une semaine plus tard, le dimanche 19 juin 2022. Le vote a lieu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans 577 circonscriptions. Pour être élu dès le premier tour, un candidat doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix égal à au moins le quart des électeurs inscrits sur les listes électorales dans la circonscription où il se présente. Si aucun candidat ne remplit ce critère, un second tour est organisé: peuvent y participer tous les candidats qui ont obtenu un nombre de voix au moins équivalent à 12,5% du nombre des électeurs inscrits dans la circonscription - ce qui peut donner lieu à des triangulaires, voire des quadrangulaires. Si aucun candidat n'atteint ce seuil, ou seulement un seul, le second tour oppose les deux candidats arrivés en tête au premier tour. Ces législatives sont souvent considérées comme le "troisième tour" de la présidentielle, car elles déterminent si le chef de l'Etat élu pourra bénéficier ou non d'une majorité stable pour gouverner et appliquer son programme. Elles interviennent ici quelques semaines seulement après le scrutin des 10 et 24 avril 2022, qui a abouti à la réélection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, après sa victoire au second tour face à la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen. Certains adversaires d'Emmanuel Macron espèrent imposer une cohabition au président, élu sous les couleurs de la République en marche: autrement dit faire élire suffisamment de députés opposés au chef de l'Etat pour obtenir une majorité et former un gouvernement issu d'autres formations politiques que celles alliées au locataire de l'Élysée. Jean-Luc Mélenchon a ainsi appelé les Français à "l'élire Premier ministre". Le candidat de la France insoumise, arrivé troisième de l'élection présidentielle, invite les citoyens à "élire une majorité de députés insoumis et de l'Union populaire" pour lui permettre de gouverner. Marine Le Pen, défaite au second tour, a également exhorté ses partisans à continuer "le combat" en vue de ces élections. En 2017, après la première élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, le chef de l'État avait pu bénéficier d'une large majorité, avec un total de 350 députés sur 577 élus sous les couleurs de La République en marche ou de son allié, le MoDem. Suivaient dans l'opposition Les Républicains avec 112 sièges, le Parti socialiste avec 30 élus, l'UDI avec 18 députés et La France insoumise avec 17 parlementaires au Palais-Bourbon. Selon plusieurs sondages réalisés après l'élection présidentielle, une majorité de Français ne souhaitent pas qu'Emmanuel Macron remporte les élections législatives de juin. De premières projections estiment pourtant que La République en marche pourrait obtenir une large majorité, devant le Rassemblement national et les Républicains. De tels sondages sont cependant à prendre avec précaution, tant l'issue de ce scrutin, composé de 577 élections dans autant de circonscriptions, est difficile à prédire, d'autant que les candidatures ne sont pas encore toutes connues et que des alliances pourraient intervenir. Ces élections législatives sont en tout cas essentielles pour les partis politiques, car elles déterminent une partie du financement public qu'ils peuvent obtenir, qui est notamment calculé en fonction du nombre de voix obtenus lors du scrutin et du nombre de députés finalement élus. En élisant au moins 15 députés, ils peuvent également constituer un groupe à l'Assemblée nationale, ce qui leur permet d'accéder à certaines fonctions dans l'hémicycle, mais aussi de bénéficier d'un temps de parole plus important.

Education
Des lycéens découvrent les résultats du baccalauréat à Paris, le 6 juillet 2021.

Baccalauréat 2026

Le baccalauréat est, en France, un diplôme national qui marque la fin des études secondaires. Le taux de réussite a fortement progressé ces dernières décennies: près de 94% des 732.800 candidats au baccalauréat 2021 ont été reçus au terme de la première session de rattrapage: 97,6% dans la voie générale, 94% dans les séries technolgoiques et 86,7% pour le baccalauréat professionnel. Le record absolu date de 2020, année de crise sanitaire, où 95,7% des candidats avaient décroché leur diplôme: en raison de la crise du Covid-19, les épreuves finales avaient été supprimées et seules avaient compté les notes des premier et deuxième trimestres pour la délivrance de l'examen Depuis une réforme menée par le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, les modalités d'évaluation ont fortement évolué par rapport à ce qui prévalait par le passé, avec désormais une dose de contrôle continu et des épreuves finales. Pour le baccalauréat général et technologique, la moyenne annuelle obtenue dans certaines disciplines - celles qui ne font pas l'objet d'épreuves terminales, ainsi que les enseignements optionnels - est censée représenter 40% de la note finale. Le reste est théoriquement censée provenir d'épreuves anticipées - le français en fin de classe de première - et d'épreuves finales en terminale - des enseignements de spécialité, la philosophie et un grand oral. Pour la session 2022, la crise sanitaire a encore une fois chamboulé le calendrier initialement envisagé par le ministère de l'Éducation. Les épreuves écrites de spécialité du baccalauréat général et technologique, initialement programmées les 14, 15 et 16 mars, auront finalement lieu les 11, 12 et 13 mai - elles ne compteront pas dans Parcoursup, la procédure d’orientation dans l’enseignement supérieur. Doivent suivre le 15 juin l'épreuve de philosophie pour les séries générales et technologiques et l'épreuve de français le jeudi 16 juin. L'épreuve du grand oral est pour l'heure programmée du lundi 20 juin au vendredi 1er juillet, avant l'annonce des résultats à partir du mardi 5 juillet.

Société
Des agriculteurs manifestent à Toulouse (Haute-Garonne), le 22 novembre 2023

Colère des agriculteurs

Depuis l'automne 2023, la grogne des agriculteurs s'amplifie: parti du Tarn, un mouvement, pacifique, de retournement des panneaux signalétiques des communes, a essaimé partout en France. Une façon de dire qu'"on marche sur la tête" pour les éleveurs, céréaliers et autres maraîchers mobilisés. Le ton s'est durci en début d'année 2024, avec le blocage de l'autoroute A64 depuis le jeudi 18 janvier en Occitanie le blocage de l'autoroute A64 mais aussi des rassemblements devant des administrations ou sur des ronds-points - un mode d'action qui rappelle la fronde des "gilets jaunes".Arnaud Rousseau, président du premier syndicat agricole français, la FNSEA, a annoncé le 22 janvier 2024 le lancement dans toute la France d'actions d'agriculteurs appelant le gouvernement à entendre leur "ras-le-bol" et leur "colère". Si le gouvernement n'est "pas au rendez-vous" face à la colère des agriculteurs, "on peut être à l'aube d'un gros mouvement agricole", a déclaré le même jour Arnaud Gaillot, président des Jeunes agriculteurs, alliés de la FNSEA. Les deux syndicats dénoncent des charges financières et des normes environnementales jug��es trop lourdes. Ils réclament notamment "l'application de la loi Egalim", qui doit garantir un juste prix aux agriculteurs, des compensations financières face à l'augmentation des normes environnementales et à la concurrence internationale. La situation n'est pas propre à la France: les mouvements d'agriculteurs se multiplient en Europe, en particulier en Allemagne où des milliers de tracteurs ont convergé sur Berlin en début de semaine. Comme outre-Rhin, une hausse de taxe amplifie le ras-le-bol. Paris a en effet décidé de relever progressivement la fiscalité du gazole non routier. 

Politique
Christian Estrosi chez Jean-Jacques Bourdin

Christian Estrosi

Politique
La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (ex-LR), le 8 avril 2021 à Paris

Valérie Pécresse

Présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2022, en passant "si nécessaire" par une primaire de la droite. Elle a quitté son parti Les Républicains en juin 2019 et fondé "Soyons libres", mouvement politique qui devient alors un parti. A l'approche du congrès d'investiture LR pour l'élection présidentielle, organisé le 4 décembre 2021, la présidente de région annonce qu'elle reprendra sa carte d'adhésion au parti. Elle l'emporte face à Eric Ciotti au deuxième tour de ce vote interne à l'issue duquel elle est désignée candidate. Elle fait alors un bond dans les sondages. Formée à l'ENA, d'abord conseillère auprès de Jacques Chirac, puis députée UMP des Yvelines (de 2012 à 2016), Valérie Pécresse devient ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en 2007, suite à la victoire de Nicolas Sarkozy. Elle fait voter la loi "LRU" sur l'autonomie des universités et entreprend une réforme du statut des enseignants-chercheurs, à l'origine de mouvements de protestation. En juin 2011, elle quitte le ministère pour devenir porte-parole du gouvernement et ministre du Budget. En 2009, elle est la candidate UMP à l'élection régionale de 2010 en Île-de-France, mais sa liste est devancée par celle de Jean-Paul Huchon (PS). Elle devient donc conseillère régionale mais conserve ses fonctions ministérielles jusqu'en 2012. En 2012 et 2013, Valérie Pécresse participe aux manifestations contre le projet de loi du "Mariage pour tous". Elue présidente du conseil régional d'Île-de-France en 2015, elle nomme en 2016 une opposante au mariage homosexuel à la commission "famille et action sociale". Valérie Pécresse est réélue présidente de région en 2020. Candidate à l'investiture pour l'élection présidentielle, elle dit avoir changé d'avis et ne souhaite plus "démarier" les couples homosexuels. Sur l'immigration, Valérie Pécresse dit vouloir "remettre de l'ordre" en expulsant les clandestins et en limitant le droit aux allocations. Sur les questions économiques, elle se dit "la plus libérale des candidats à droite" : retraite à 65 ans, réduction des dépenses publiques, dégressivité des allocations chômage, réduction des impôts et des cotisations sociales.

Entreprises
Renault

Renault

Paris
Un jeune automobiliste tué à Nanterre

Mort de Nahel, tué par un tir de police à Nanterre

Un automobiliste âgé de 17 ans, Nahel M., a été tué le 27 juin 2023 au matin à Nanterre (Nanterre) par un policier qui a fait usage de son arme, après un refus d'obtempérer du mineur. La victime est décédée peu de temps après avoir été atteinte, malgré l'intervention du Samu qui lui a prodigué un massage cardiaque sur place. Les faits ont eu lieu vers 8h30 près de la station de RER Nanterre-Préfecture, aux abords de la place Nelson-Mandela, derrière le quartier d'affaires de la Défense. Selon les premiers éléments de l'enquête rapportés de source policière, le conducteur du véhicule, une Mercedes AMG qui avait été louée, avait commis plusieurs infractions au code de la route. Une vidéo de l'incident relayée sur les réseaux sociaux montre deux policiers contrôler une voiture jaune passage François-Arago. L'un d'entre eux, debout, accoudé sur le pare-brise, tient le conducteur en joue avec son pistolet. Quand le conducteur redémarre, le policier tire à bout portant depuis le côté du véhicule. La voiture a fini sa course quelques dizaines de mètres plus loin, encastrée dans un poteau. Dans un premier temps, des sources policières ont affirmé que le véhicule avait foncé sur les forces de l'ordre. L'un des avocats de la famille, Yassine Bouzou, a dénoncé un "mensonge" des policiers, à la vue des images relayées sur les réseaux sociaux: "On voit clairement un policier abattre un jeune homme de sang-froid, sans raison juridique puisqu'un refus d'obtempérer ne permet pas un tir à bout portant", a-t-il argué. Une enquête, confiée au commissariat de Nanterre et à la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine, a été ouverte pour refus d'obtempérer et tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique, a indiqué le parquet. Une autre enquête, ouverte pour homicide volontaire par personne dépositaire de l'autorité publique, a été confiée à l'IGPN (Inspection générale de la police nationale), la police des polices. Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, dit attendre "que la lumière soit faite le plus rapidement possible sur ces faits" et "les conditions dans lesquelles tout ça s'est produit". "Que s'est-il passé à l'intérieur du véhicule? Les policiers se sont-ils sentis menacés? Le conducteur, qu'a-t-il fait? Quelle a été sa réaction? Je ne le sais pas. Ils seront entendus par la justice et nous verrons si ces gestes étaient appropriés ou pas", a-t-il réagi.

Royaume-Uni
En attendant un accord définitif sur le Brexit, les prix immobiliers baissent à Londres

Brexit

Présidentielle
Le parti Les Républicains (photo d'illustration).

Congrès d'investiture Les Républicains pour la présidentielle 2022

Le parti Les Républicains a annoncé la tenue d'un congrès, le 4 décembre 2021, pour investir le candidat à l'élection présidentielle de 2022 à l'issue d'un vote des adhérents. Sont qualifiés au second tour Éric Ciotti et Valérie Pécresse, qui ont recueilli respectivement 25,59% et 25% des voix au premier tour, selon les résultats annoncés le 2 décembre par Christian Jacob, le patron du parti. Ils devancent les autres prétendants, et notamment Xavier Bertrand. Également sur la ligne de départ, s'était dit opposé à tout affrontement lors d'une primaire dans un premier temps, il avait finalement accepté ce congrès d'investiture dont les modalités ont été votées en interne. Il finit quatrième du premier tour, avec 22,36% des suffrages, derrière Michel Barnier (23,93%) mais devant Philippe Juvin (3,13%). Depuis l'annonce de la tenue de ce congrès pour choisir le candidat de la droite traditionnelle, le parti LR avait enregistré une forte augmentation des adhésions, permettant ainsi de prendre part au scrutin: 148.862 militants étaient à jour de cotisation au 16 novembre, 139/742 étaient "en situation de voter" et 113.038 ont finalement participé au premier tour, soit un taux de participation de 80,89%. Pendant la campagne, quatre échanges télévisés ont été organisés, dont un débat sur BFMTV et RMC le 14 novembre 2021. Le candidat ou la candidate LR à la présidentielle sera finalement connu le 4 décembre prochain, à l'occasion du congrès. Les candidats se sont tous engagés à soutenir le vainqueur du vote des adhérents Les Républicains.