Dossiers - Page 13

Economie et Social
Drapeaux CGT

CGT

Société
Des manifestants favorables à la PMA lors de la Marche des fiertés à Paris en 2013.

PMA (procréation médicalement assistée)

Grand Lille
Des fleurs et messages déposés devant le collège de Lindsay.

Suicide de Lindsay

Lindsay, une adolescente scolarisée en 4e au collège Bracke-Desrousseau de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), s'est donné la mort le 12 mai 2023 en soirée à son domicile. Une "première situation de harcèlement" avait été signalée la concernant, "traitée par l'établissement", selon le rectorat. Elle avait débouché sur "une commission harcèlement et les sanctions adéquates avaient été prononcées", a-t-il ajouté. La famille de la collégienne estime pour sa part que "si chacun avait fait son travail pour protéger Lindsay, elle serait vivante". Elle a déposé trois plaintes contre la direction du collège, l'académie de Lille et les policiers chargés de l'enquête pour "non assistance à personne en péril". Une quatrième plainte vise le réseau social Facebook "complètement défaillant" en matière de modération des contenus et de lutte contre "les propos haineux", selon l'avocat de la famille, qui dénonce la poursuite du harcèlement contre Lindsay, notamment sur Instagram. Quatre mineurs ont été mis en examen dans ce dossier pour "harcèlement scolaire ayant conduit au suicide", dans le cadre d'une information judiciaire, avait annoncé le 25 mai 2023 le procureur de Béthune. Une personne majeure a elle été mise en examen pour "menaces de mort". Toutes ont été placées sous contrôle judiciaire Mis sous pression, le gouvernement a promis de faire du harcèlement scolaire une "priorité absolue" et d'accélérer son action pour renforcer son dispositif existant, jugé encore insuffisant. Reçue par Pap Ndiaye, la famille de Lindsay avait estimé que le ministre de l'Éducation n'avait pas été "sincère" et leur avait apporté une réponse "insuffisante". Ensuite reçue par Brigitte Macron à l'Élysée, Betty Gervois, la mère de Lindsay, a estimé avoir été "entendue et soutenue" par la Première dame. Cette dernière lui a demandé "de pouvoir travailler avec elle main dans la main pour continuer ce combat par des mesures concrètes", a expliqué l'avocat de la famille. La possibilité qu'elle devienne "ambassadrice du programme pHARe" de lutte contre le harcèlement a été évoquée, selon lui.

Moyen-Orient
Les sauveteurs s'activent en Turquie et en Syrie afin de retrouver des survivants

Séismes en Turquie et en Syrie

Des milliers de personnes ont été tuées le lundi 6 février 2023 dans le sud-est de la Turquie et en Syrie voisine par un puissant séisme de magnitude 7.8, suivi quelques heures plus tard par une très forte réplique. La première secousse est survenue à 4h17 locales, dans le district de Pazarcik, dans la province de Kahramanmaras (sud-est), à 60 km environ à vol d'oiseau de la frontière syrienne. Des dizaines de répliques ont suivi, avant un nouveau séisme de magnitude 7.5, à 7h24, toujours dans le sud-est de la Turquie, à 4 km au sud-est de la ville d'Ekinozu. Selon l'institut géologique danois, les secousses ont été ressenties jusqu'au Groenland. Ce bilan ne cesse de s'alourdir, un très grand nombre de personnes restant piégées sous les bâtiments effondrés qui se comptent par milliers. La pluie et la neige, tombée à certains endroits en abondance, et la baisse attendue des températures rendent encore plus difficile le travail des secours, et la situation des habitants à la rue. Ce séisme est le plus important en Turquie depuis le tremblement de terre du 17 août 1999, qui avait causé la mort de 17.000 personnes, dont un millier à Istanbul. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé à l'union nationale, précisant que la Turquie avait reçu les offres d'aide de 45 pays. Il a décrété un deuil national de sept jours. Quant au gouvernement syrien, il a lancé un appel à l'aide à la communauté internationale. Du monde entier ont afflué les messages de soutien, du président américain Joe Biden à ses homologues russe Vladimir Poutine et chinois Xi Jinping, en passant par le pape François qui s'est dit "profondément attristé", ainsi que les propositions d'aide humanitaire et médicale.

Santé
Dossier - Le variant Omicron.

Covid-19: le variant Omicron

Le variant Omicron est une nouvelle version du SARS-CoV-2 (le coronavirus à l'origine du Covid-19) qui a été identifiée fin novembre au Botswana, puis en Afrique du Sud. Sa particularité, c'est son nombre élevé de mutations par rapport à la souche initiale du virus, dite de Wuhan, et les précédents variants, comme le Delta, qui domine largement les contaminations mondiales depuis l'été 2021. On ne sait pas précisément où et comment est apparu Omicron. Une hypothèse séduit de nombreux scientifiques: le virus aurait peu à peu muté à bas bruit dans l'organisme d'une personne immunodéprimée, un processus qui aurait mis plusieurs mois pour aboutir à une version nettement différente de la souche initiale. Ce nouveau variant est manifestement très contagieux. Il se propage "à un rythme que nous n'avons jamais vu avec aucun autre variant" et "se trouve probablement dans la plupart des pays", a averti mi-décembre Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'Afrique du Sud et ses voisins ont enregistré une flambée de cas de Covid avec l'arrivée d'Omicron, qui a aussi connu une avancée fulgurante dans plusieurs pays européens. C'est le cas du Danemark et du Royaume-Uni. Plus largement, Omicron pourrait être dominant en Europe d'ici à la mi-janvier, selon la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Va-t-il définitivement remplacer Delta? C'est une forte probabilité mais les scientifiques évoquent d'autres possibilités: qu'Omicron supplante un temps son prédécesseur mais finisse par lui laisser à nouveau la place ou que les deux variants coexistent comme c'est le cas pour certaines souches du virus de la grippe saisonnière. Source d'inquiétude: les mutations d'Omicron sont de nature à considérablement réduire l'immunité par anticorps contre le virus. Conséquence: il peut probablement réinfecter des personnes précédemment atteintes du virus et contaminer un nombre important de vaccinés. Plusieurs études récentes, faites en laboratoire, appuient cette dernière hypothèse. Elles montrent que le taux d'anticorps s'effondre face à Omicron chez des vaccinés avec Pfizer/BioNTech, Moderna, et, plus encore AstraZeneca ou Sinovac. Certes, une dose de rappel semble relancer nettement l'immunité par anticorps, comme l'ont notamment annoncé Pfizer et BioNTech, mais on est très loin de savoir à quel point cet effet perdure dans le temps. Toutefois, cela ne signifie pas que les vaccins perdent toute leur efficacité. Car les anticorps ne sont qu'un des volets de la réponse immunitaire, qui passe aussi par des cellules appelées lymphocytes T. Plus difficile à mesurer, cette "immunité cellulaire" n'en joue pas moins un rôle très important, notamment contre les formes graves de la maladie. De fait, une étude publiée en Afrique du Sud laisse penser que le vaccin Pfizer/BioNTech reste plutôt efficace contre les formes graves générées par Omicron, y compris après les deux premières doses.

Santé
Un agent de sécurité vérifie le pass sanitaire d'une femme qui entre sur un marché de Noël à Ajaccio (Corse), le 7 décembre 2021.

Pass sanitaire et pass vaccinal

Instauré en France en juin 2021 pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, le pass sanitaire est devenu un sésame indispensable pour accéder à certains établissements recevant du public comme les restaurants, les salles de spectacles, les salles de sports ou encore pour réaliser des déplacements de longue distance en transports en commun (vols intérieurs, trajets en TGV, Intercités et trains de nuit, cars interrégionaux). Pour obtenir un pass sanitaire, il fallait initialement remplir l'un des trois critères suivants: bénéficier d'un schéma vaccinal complet ; disposer d'un test négatif récent - désormais de moins de 24 heures ; avoir été contaminé par le Covid-19 il y a au moins 11 jours et moins de 6 mois Depuis le 15 décembre 2021, les règles du pass sanitaire ont évolué pour les personnes âgées de 65 ans et plus, ainsi que les personnes vaccinées avec le vaccin monodose Jannsen. Pour conserver un pass sanitaire valide via la vaccination, ces personnes doivent avoir reçu une dose de rappel quand ils y sont éligibles. Cette règle concernera tous les adultes à partir du 15 janvier 2022. Ce pass sanitaire doit devenir début 2022 un "pass vaccinal", qui ne pourra être activé qu'avec un schéma vaccinal complet et non plus un simple test négatif, a annoncé le Premier ministre Jean Castex mi-décembre. "Désormais seule la vaccination sera valable dans le pass", a insisté le chef du gouvernement à l'issue d'un conseil de défense sanitaire. "Il n'est pas admissible que le refus de quelques millions de Français de se faire vacciner mette en risque la vie de tout un pays et entame le quotidien d'une immense majorité de Français qui a joué le jeu depuis le début de cette crise", a martelé le chef du gouvernement. Le projet de loi dédié à ce "pass vaccinal" devrait être examiné en Conseil des ministres le 5 janvier, puis débattu dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale à partir du lundi 10 janvier, avant d'être transmis au Sénat. L'exécutif espère son adoption d'ici fin janvier pour une entrée en vigueur "dans la foulée", selon Gabriel Attal. En parallèle, le gouvernement envisage d'étendre le pass sanitaire à toutes les entreprises - au-delà des secteurs de la santé et au contact du public comme c'est le cas aujourd'hui. Une initiative qui suscite la colère des oppositions, qui dénoncent un dispositif "inefficace", trop tardif, ou "punitif". Ce pass sanitaire se heurte à la problématique des trafics. Les forces de l'ordre ont mis au jour un total de 182.000 faux pass sanitaires depuis l'instauration du dispositif cet été, dans le cadre de 400 enquêtes, selon un nouveau bilan dressé fin décembre par le ministère de l'Intérieur. Face à la multiplication des faux pass sanitaires, police et gendarmerie ont renforcé leurs investigations numériques et répertorié d'autres modes opératoires, dont l'achat de faux certificats de vaccination sur internet et l'usage frauduleux d'un QR code attribué à un tiers. Les autorités traquent aussi les professionnels de santé ou agents administratifs qui fournissent de faux pass.

Politique
Florian Philippot

Florian Philippot

Politique
Alexandre Benalla devant une commission sénatoriale, le 19 septembre 2018 à Paris

Affaire Benalla

Le procès d'Alexandre Benalla s'est ouvert le 13 septembre 2021 et le jugement a été rendu le vendredi 5 novembre 2021 au tribunal correctionnel de Paris. L'ancien chargé de mission au cabinet d'Emmanuel Macron, âgé de 30 ans, a été jugé pour 12 infractions, notamment pour "violences volontaires en réunion", "immixtion sans titre dans l'exercice de la fonction de policier" et "faux et usage de faux". Alexandre Benalla a été condamné à trois ans de prison dont un ferme et a fait appel de cette condamnation. Un verdict très attendu et qui ne manque pas de faire réagir, à six mois à peine de l'élection présidentielle. Vincent Crase, ancien agent de sécurité d'En Marche proche d’Alexandre Benalla, a aussi été reconnu coupable de violences en réunion et port prohibé d'arme à feu. Deux policiers ont également été condamnés à de la prison avec sursis. Alexandre Benalla est entré dans l'actualité en juillet 2018, quand il a été identifié sur des vidéos, le montrant avec un casque de CRS, frapper un manifestant, place de la Contrescarpe le 1er mai 2018. Etant alors adjoint du chef de cabinet du président de la République, ces révélations ont fait l'effet d'une déflagration politique, obligeant le gouvernement à suspendre les réformes en cours tandis que des commissions d’enquêtes parlementaires sont organisées. D’autres vidéos le montrent procéder à des interpellations, alors qu’il est censé être un simple observateur et que ses interventions n’étaient « pas nécessaires » selon les procureurs. Le parquet a jugé ces actions « illégitimes ». L'affaire se complexifie et développe plusieurs ramifications fin 2018 et en 2019 : utilisation par Alexandre Benalla de passeports diplomatiques pour différentes missions au nom de délégations étrangères, disparition d’un coffre-fort lors d’une perquisition reportée, violation du contrôle judiciaire, perquisitions contestées chez Mediapart et convocations de journalistes, contrats de protection pour une société russe supposée mafieuse par l’intermédiaire de sociétés écrans...

Education
Des élèves portent un uniforme dans un établissement de Sourdun (Seine-et-Marne), le 5 mars 2012.

Uniforme à l'école

Le ministre de l'Education nationale, Gabriel Attal, doit annoncer d'ici la fin 2023 une "expérimentation d'ampleur" sur le port de l'uniforme à l'école, dans diverses collectivités locales, pour mesurer scientifiquement l'efficacité d'une telle mesure. "Comme beaucoup de Français, je suis partagé sur la question de l'uniforme. (...) Je ne suis pas encore convaincu que c'est une solution qui permettrait de tout régler, et pas non plus convaincu, comme certains, qu'il ne faudrait pas en parler et l'essayer", a-t-il déclaré à la radio. Gabriel s'est dit "intéressé de voir ce qu'une expérimentation de grande ampleur donnerait comme résultats en matière de climat scolaire, en matière d'élévation du niveau de nos élèves" ou d'impact "sur l'autorité à l'école, le harcèlement scolaire, les questions de laïcité". "Ce n'est pas le sujet du moment. La réussite scolaire est un sujet qui doit être traité au global. Peut-être que l'uniforme est un élément à prendre en compte mais ce n'est certainement pas un élément central", a réagi Frédéric Leturque, maire centriste d'Arras (Pas-de-Calais) et coprésident de la commission Education de l'Association des maires de France (AMF). "Ce n'est pas d'un (seul) uniforme dont on a besoin, mais d'un uniforme de printemps, un d'été, un d'hiver et un pour le sport, ce qui représente un engagement financier important", a-t-il ajouté. "Ce n'est ni aux familles ni aux communes d'en supporter le coût".

Régionales
Laurent Wauquiez, président du Conseil régional de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes

Initialement prévues en mars 2021, les élections régionales ont été reportées aux 20 et 27 juin en raison de la pandémie de Covid-19. Laurent Wauquiez (LR), candidat à sa réélection, est réélu président du conseil régional sortant en Auvergne-Rhône-Alpes. Face à lui, d'autres candidats : Najat Vallaud-Belkacem (à la tête d'une liste d'alliance PS - PRG - GRS - Cap écologie), Fabienne Grébert (Europe Ecologie Les Verts), Bruno Bonnell (La République en marche et Mouvement radical), Andrea Kotarac (Rassemblement national), Cécile Cukierman (PCF et La France insoumise), Gerbert Rambaud (Debout la France). L'épidémie de coronavirus bouleverse les conditions du scrutin, mais aussi la campagne, notamment à Clermont-Ferrand et à Lyon. Testée positive au Covid-19, Najat-Vallaud-Belkacem est contrainte de suspendre sa campagne pendant 10 jours. Ces élections permettent de renouveler les élus du conseil régional et de désigner un nouveau président de région. Depuis 2016 et la fusion des conseils régionaux d’Auvergne et de Rhône-Alpes, l'assemblée délibère à Lyon. Les 204 sièges de conseillers régionaux sont intégralement renouvelés pour six ans, selon un système mixte à finalité majoritaire, c'est à dire proportionnel avec une prime à la liste arrivée en tête. En l'absence de majorité absolue au premier tour, les listes qui atteignent au moins 10% des suffrages exprimés se maintiennent pour un second tour. Il est donc probable que les électeurs doivent choisir entre quatre candidats, dans le cadre d'une quadrangulaire.

Entreprises
La maison de la RATP (photo d'illustration)

RATP

Food
BFM

La recette de l'été