Le président américain répète qu’il n’acceptera le résultat que si le scrutin est « honnête ». Des milliers de comptes de réseaux sociaux d’extrême droite remettent déjà en question l’intégrité des « midterms ».
Cela pourrait devenir un gimmick si l’homme n’avait pas montré par le passé ce dont il était capable. Voilà dix ans que Donald Trump agite le chiffon de scrutins truqués. La première fois, c’était en février 2016, lors des caucus républicains dans l’Iowa. Devant sa défaite face à l’ancien candidat avait affirmé que le sénateur lui avait « volé » l’élection. Depuis, le milliardaire n’a cessé de remettre en question les résultats des scrutins perdus.
Aujourd’hui, pourtant, il ne s’agit pas d’évoquer un trucage une fois le vote passé ou de menacer de le faire, mais bien d’entamer des actions judiciaires avant le scrutin lui-même.
Une candidate et des responsables électoraux ont ainsi déjà été cités à comparaître en Alaska et en Californie. Dans cet État de l’Ouest américain, le ministère de la Justice affirme que plus de 20.000 personnes soupçonnées de ne pas être américaines ont été inscrites sur les listes électorales.
Pour le moment, rien ne prouve que 20.000 non-citoyens aient déjà voté en Californie. Mais le vote illégal de non-citoyens ainsi qu’une possible fraude liée au vote par correspondance font partie des principales raisons avancées par le camp Trump pour jeter le discrédit sur le scrutin de ce mardi 3 novembre.
« Semer le doute dans l’esprit du public »
Le 27 octobre, justement, le président des États-Unis a prévenu qu’il n’accepterait les résultats des midterms que « si ces élections sont honnêtes ». La veille, le locataire de la Maison-Blanche a même promis une récompense de 1 million de dollars en espèces à toute personne capable de lui fournir des informations permettant de juger des personnes pour fraude électorale.
« Les types de contestation que nous observons avant les élections, si près du jour du scrutin, sont très inhabituels, et ce principalement parce qu’elles émanent du gouvernement fédéral », a affirmé Jonathan Diaz, du Campaign Legal Center, au site Axios. « Ces poursuites sont futiles », a-t-il ajouté, précisant qu’elles pourraient « semer le doute dans l’esprit du public quant à la légitimité du processus électoral ».
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