Le procès du tatoueur d'Arras renvoyé après une tentative de suicide de l'accusé en prison

BFM Grand Lille Gabrielle Gonthier et Elisa Lanzarone avec AFP
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Rebondissement ce jeudi 10 septembre au procès du tatoueur d'Arras. L'accusé, Florian. M a tenté de mettre fin à ses jours. Il est dans un état très grave et a été transporté au centre hospitalier de Lille. Le renvoi du procès a été ordonné.

Le procès du tatoueur d'Arras a été renvoyé ce jeudi 10 septembre. L'accusé, Florent M, a tenté de mettre fin à ses jours, selon Me Emmanuel Riglaire, avocat de l'une des 16 plaignantes dans ce dossier. L'audience avait d'abord été suspendue.

"Cet accusé a tenté de se suicider ce matin alors qu'il se trouvait au centre pénitentiaire de Longuenesse", a déclaré à l'AFP la procureure de Saint-Omer, Annelise Cau.

Il a été héliporté au centre hospitalier de Lille, "ce qui suggère qu'il se trouve dans un état grave", et une enquête est "en cours" sur les circonstances précises de cet événement, a-t-elle ajouté.

Jusqu'à 20 ans de prison

Les plaidoiries des avocats des parties civiles étaient initialement prévues ce jeudi, ainsi que les réquisitions du ministère public et la plaidoirie de la défense, avant un verdict vendredi. L'accusé encourt aujourd'hui une peine de 20 ans de réclusion criminelle.

"Personne ne se réjouit de cette situation", a déclaré Me Emmanuel Riglaire.

Le procès s'est ouvert vendredi dernier devant la cour criminelle de Saint-Omer (Pas-de-Calais). L'ancien patron du salon comparaissait pour cinq viols et onze agressions sexuelles sur son lieu de travail. Les victimes se sont succédé à la barre depuis ce lundi, dès le début des débats.

"Il nous avait promis encore des aveux"

Ces dernières, encore traumatisées, ont toutes décrit des faits similaires: des propos graveleux, des carasses, des bisous sur la bouche et des agressions sexuelles, qui pour au moins cinq d'entre elles, auraient été jusqu'au viol. Elles ont ajouté que l'accusé leur aurait demandé de garder silence pour ne pas nuire à sa réputation, ni à son couple, leur proposant de leur offrir le tatouage.

Florian M., qui niait jusqu'à présent les faits, a reconnu finalement avoir eu des relations sexuelles avec certaines victimes, mais toujours avec leur consentement, ce qu'elles contestent. "On voyait le personnage commencer à s'effriter", selon Me Riglaire. "Il nous avait promis encore des aveux aujourd'hui".