Mobilisation du 24 octobre à Nice: report du procès de dix militants présumés d'ultradroite soupçonnés d'avoir voulu agresser des manifestants

BFM Côte d’Azur E.L. avec AFP
Les forces de l'ordre lors de la manifestation du 24 octobre à Nice.

Les forces de l'ordre lors de la manifestation du 24 octobre à Nice. - Photo par ROLAND MACRI / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

Les dix personnes sont poursuivies pour association de malfaiteurs en vue de commettre des violences. Ils avaient été interpellés samedi 24 octobre dans deux véhicules dans lesquels avaient été notamment retrouvés des gants, des cache-cols ou des cagoules.

Les 10 militants présumés d'ultradroite, soupçonnés d'avoir voulu se livrer à des violences sur des manifestants ce samedi 24 octobre à Nice, seront finalement jugés le 26 novembre, a décidé le tribunal correctionnel qui ne leur a imposé "aucune mesure coercitive" d'ici là.

Poursuivis pour association de malfaiteurs en vue de commettre des violences, ces 10 personnes, ainsi qu'un mineur déféré devant le juge des enfants, avaient été interpellés samedi dans deux véhicules dans lesquels avaient été retrouvés des gants, des cache-cols ou des cagoules, ainsi qu'un étui de matraque et des gazeuses.

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Ils devaient être jugés ce mardi en comparution immédiate, mais ont demandé un délai pour préparer leur défense.

Huit avaient été placés en détention provisoire ce lundi en l'attente de l'audience et le ministère public a requis le maintien en détention de cinq d'entre eux, du fait de leur rôle présumé de meneur et de leurs antécédents judiciaires.

Mais le tribunal, dans son délibéré, a écarté toute "mesure coercitive" à leur encontre, contrôle judiciaire ou détention, en plaçant toutefois les prévenus "devant leurs responsabilités" si de nouvelles manifestations venaient à se produire d'ici leur jugement.

Tous se sont défendus d'appartenir à une quelconque mouvance identitaire

Les dix prévenus, âgés de 18 à 32 ans, justifient tous d'un emploi (technicien frigoriste, ambulancier, chef de rang, gérant de société automobile ou encore restaurateur) et de casiers judiciaires vides ou alors mentionnant des condamnations le plus souvent anciennes et sans rapport avec des violences de ce type.

Tous se sont défendus d'appartenir à une quelconque mouvance identitaire ou d'ultradroite, se présentant comme des "travailleurs" et des "commerçants" soucieux de défendre avant tout leurs commerces après les récents pillages en marge des mouvements sociaux.

Avant leur interpellation, certains d'entre eux avaient pris part à un cortège au cours duquel une centaine d'hommes vêtus de noir avaient défilé derrière une banderole "Touche pas à ma ville", selon eux pour protéger les commerçants et non en découdre avec les manifestants présents samedi à Nice.

En marge de ces manifestations, mais après l'interpellation de ces dix hommes, des rixes avaient, selon la préfecture, opposé des militants d'ultradroite à des manifestants, ces affrontements se soldant par trois blessés pris en charge par les sapeurs-pompiers.