Alpes 2030: mise sous tutelle et inversion avec Salt Lake City 2034? "On sera prêt", rassure le COJOP
La fin des remous au COJOP? C’est le souhait de Vincent Roberti. Nommé président par intérim du Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques des Alpes françaises 2030, l’ex-directeur général succède à Edgar Grospiron après des mois très agités au sein de l’instance chargée de piloter l’événement phare organisé en France dans quatre ans. "Le Cojop est sur les rails, il avance vite", a déclaré l’ancien n°2 lundi en marge d’une visite à Lyon et d’une assemblée générale extraordinaire du comité d'organisation. "On rassurera plus le CIO par des actes que par des paroles. Nous serons prêts pour des Jeux ambitieux en 2030."
Si l’ex-numéro 2 se veut rassurant, c’est parce que plusieurs rumeurs ont circulé, accompagnant les tempêtes au sein du Cojop, la dernière en date étant la démission de son président, Edgar Grospiron, le 10 septembre. "Le départ du président Grospiron n’est pas anodin puisqu’il touche des personnes, sa famille et les employés du comité d’organisation", a rappelé Pierre-Olivier Beckers, membre du CIO en charge de l'optimisation des Jeux olympiques.
Le CIO peut "pousser un coup de gueule" de temps en temps
Présent aux côtés de Vincent Roberti, le président de la commission de coordination des JO 2030 au sein du Comité international olympique (CIO) n’a pas occulté les tensions. Mais il a exclu une possible mise sous tutelle, voire une inversion dans le calendrier entre les Alpes 2030 et les Jeux de Salt Lake City en 2034. "Le Cojop a réalisé la quasi-totalité des chantiers prioritaires pour le premier semestre 2026", a-t-il positivé. "On peut aujourd’hui basculer vers cette nouvelle étape de planification opérationnelle. Nous sommes dans les temps. Il y a beaucoup de travail qui attend le comité d’organisation. Il ne faut pas traîner. Le CIO est à ses côtés. Beaucoup d’équipes du CIO sont là pour soutenir le comité d’organisation."
Quant à un comité d’organisation sous tutelle, "ce n’est pas l’objectif", confirme Beckers. "Il y a des responsabilités qui sont clairement définies. Dans une matrice ce n’est pas le rôle du CIO d’organiser les Jeux. Son rôle est de structurer, d’épauler et, de temps en temps, de pousser un coup de gueule quand les choses ne se passent pas correctement. Jusqu’à présent, comme à Paris 2024, j’ai eu très peu de coup de gueule à donner. Mon rôle s’est plutôt cantonné à être un chien de berger", conclut Pierre-Olivier Beckers.
Contacté par RMC Sport, Fraser Bullock, le président et directeur exécutif de Utah 2034, a réagi à la rumeur d'une inversion dans le calendrier avec les Alpes 2030. "Nous avons toute confiance en Alpes 2030 pour organiser des Jeux formidables dans trois ans", a-t-il fait savoir.











