Avec le prix des carburants, les ventes de vélos électriques s'envolent: toutes les aides et astuces pour s'équiper moins cher
Vélo électrique. Photo d'illustration - Photo par LOUAI BARAKAT / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Conséquence directe de la hausse des prix des carburants, les ventes de vélos électriques connaissent une véritable explosion. Les chiffres sont impressionnants: la marque française Gaya, spécialisée dans le vélo cargo, enregistre une hausse de 50% de ses ventes sur août et septembre, tandis qu'Intersport affiche une progression de 30% sur un an, comme RMC l'expliquait au début du mois d'octobre.
Les acheteurs mettent en avant le coût de l'essence pour justifier leur choix, aidés par une météo particulièrement clémente ces dernières semaines. Ce sont surtout les vélos cargo qui ont la côte: capables de transporter plusieurs personnes, ils s'imposent comme de véritables alternatives pratiques aux petites voitures citadines, notamment pour les trajets avec enfants.
Quelles sont les aides financières disponibles?
Si le bonus de l'État a pris fin, de nombreuses collectivités locales continuent de financer l'achat de ces véhicules. Pour connaître les dispositifs existants près de chez vous, la plateforme mes-aides.francetravail.fr recense l'ensemble des soutiens disponibles. Il suffit d'entrer son code postal, puis de sélectionner la rubrique "Transport" et l'option d'achat ou de location de véhicule.
Les montants peuvent s'avérer très avantageux grâce au cumul des dispositifs. En Île-de-France par exemple, une aide régionale de 600€ peut s'ajouter à une subvention départementale de 200€. Ces aides s'appliquent également à l'achat de vélos reconditionnés, c'est-à-dire d'occasion, révisés et remis en état par des professionnels. Avant de finaliser un achat de seconde main, il convient toutefois de vérifier l'état de santé de la batterie ainsi que les conditions de garantie, afin de s'éviter un remplacement coûteux qui impacterait l'autonomie.
Leasing et forfait mobilités durables pour lisser le budget
Pour éviter de débourser plus de 2.000 € au comptant, la location de longue durée (LLD) se développe à l'image du secteur automobile. Ce système inclut le véhicule neuf et son assurance dans des loyers mensuels.
La marque Gaya a lancé une formule en LLD à 89€ par mois, soit moins cher que le Pass Navigo parisien, permettant de circuler à deux et d'acheter le vélo au terme du contrat. Decathlon propose de son côté des offres d'entrée de gamme à partir de 45€ par mois, assurance et entretien compris, sans option d'achat finale.
Bien que le coût total des mensualités revienne plus cher qu'un achat comptant, le leasing offre une couverture complète en cas de panne ou de vol. De plus, les mensualités de location sont éligibles au Forfait Mobilités Durables (FMD), permettant une prise en charge par l'employeur pouvant aller jusqu'à la moitié du montant mensuel.
