Pas de placement de produits dans GTA 6 : le PDG de Take-Two affirme qu’il n’y aura pas de partenariats avec des vraies marques car "toutes les marques du jeu sont fictives"
Youtube et Twitch en PLS.
Grand Theft Auto 6 s'apprête à devenir le plus gros lancement de tous les temps pour un produit de divertissement, voire le jeu le plus vendu de tous les temps. On pourrait donc penser que Rockstar Games et sa maison mère, Take-Two, y verraient une occasion en or d'engranger des millions de dollars avec des placements produits dans le jeu. Eh bien, contre toute attente, il semblerait que Take-Two préfère laisser passer cette manne financière, tout simplement parce que les collaborations commerciales avec de véritables marques ne colleraient pas à l'univers parodique de GTA.
Comme vous le savez sans doute, GTA est une satire de la société et de la culture américaines, et à ce titre, la série regorge de parodies de lieux, d'entreprises et de produits réels, souvent au mépris du consumérisme à l'occidental. Certains de ces produits sont d'ailleurs des parodies directes de marques existantes. Par exemple, Sprunk est une copie conforme de Sprite. Tout comme Up-n-Atom Burger est une chaîne de restauration rapide fictive de GTA 5 qui reprend les codes de la chaîne In-N-Out Burger, bien réelle et originaire de la côte ouest américaine.
Présent cette semaine à l'iicon, une nouvelle conférence destinée aux cadres du secteur de jeux vidéo, le PDG de Take-Two, Strauss Zelnick, a pris la parole et exclu la possibilité de partenariats avec des marques dans GTA 6 car, pour faire simple, "toutes les marques du jeu sont fictives".
"Nous devons rester fidèles à la propriété intellectuelle sous-jacente et à nos joueurs", a commencé Zelnick. "Les joueurs ont un sixième sens inné pour distinguer le réel de l'imaginaire. Ils savent toujours faire la différence".
"Dans le cas de GTA, comme vous le savez, il s'agit d'un univers fictif et tout ce qu'il contient est fictif. Par conséquent, nous n'avons pas, par exemple, à prendre le risque de nouer des partenariats avec des marques, car toutes les marques du jeu sont inventées. Et je pense que cela nous permet de préserver notre authenticité."
Zelnick a ensuite souligné que la situation de GTA était différente de celle de la série NBA 2K, qui connaît un immense succès, car les marques "s'imbriquent naturellement" au sein de la NBA dans le monde réel. "Et tant que nous les présentons de manière naturelle et cohérente, comme le public les percevrait dans un vrai match de basket, alors tout va bien", a-t-il ajouté.
Il semblerait que Zelnick soit parfaitement conscient de la délicate question des placements de produits dans le secteur du divertissement. Il a déclaré : "Tout le monde sait que trop de partenariats, c’est la catastrophe". Il a cité l’exemple d’une série télévisée, dont il a refusé de donner le nom, où les placements produits pour une canette de boisson étaient jugés "excessifs".
Même si GTA 6 pourrait s'offrir de la publicité intégrée, ses recettes seront certainement suffisantes pour que Rockstar et Take-Two n'en aient pas vraiment besoin. Lors de cette même interview à iicon, Zelnick a aussi abordé la question très controversée du prix de GTA 6 et a même laissé entrevoir la possibilité d’une suite à L.A. Noire.
Si tout va bien, GTA 6 sortira sur PlayStation 5 et Xbox Series X/S le 19 novembre 2026. Zelnick ayant aussi précédemment indiqué que la campagne marketing du jeu s’intensifierait cet été, on peut sans doute s'attendre à la diffusion du troisième trailer de GTA 6 dans les prochains mois.
Jérémie Léger est journaliste et rédacteur freelance pour IGN France. Il est également contributeur chez Culture Games, rédacteur de scripts sur YouTube et auteur de la biographie officielle de Marcus (Game One), éditée chez Pix'n Love. Retrouvez la plupart de ses travaux sur Linktree.
